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CONGRÈS

SCIENTIFIQUE

DE FRANCE.

DlX-HUITIÊME SESSION.

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CIEZ DEICHE. LIBRAIRE. . CHEZ CATI>EAl, LIBRAIRE,

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ORLÉANS, IMPRIMERIE d'a. JACOB.

CONGRÈS

SCIENTIFIQUE

DE FRANCE.

Dix-nriTiEniE SESSiour,

TENUE A ORLÉANS EN SEPTEMBRE 1851.

TOME PREMIER.

A PARIS,

J

A ORIEAIVS,

CHEZ DERACHE, LIBRAIRE, \, CHEZ GATINEAU, LIBRAIRE,

Rue lie Boiiloy, 7.

Rue Jeanne-d'Arc, U\.

1852.

IVOTE PRÉIIMIMIRE.

Les sciences aiment les doux loisirs. Dans les temps de paix, elles répandent une splendeur qui se reflète sur les masses ; mais si les agitations civiles et les inquiétudes politiques peuvent un instant ternir leur éclat, elles n'ont pas cependant la puissance de les arracher du cœur de ceux qui les aiment, et leur culte, comme celui des reli- gions persécutées, est d'autant plus sincère qu'il est moins apparent.

Un Congrès scientifique ouvert au mois de septembre 1831, au milieu des luttes électorales, des incertitudes et des menaces de l'avenir, ne pouvait être aussi nombreux que l'ont été ceux de Strasbourg ou de Tours, mais il ne devait réunir que de vrais amis de la science : aussi la dix-huitième session fera-t-elle époque par le choix de ses membres et la solidité de ses travaux. Jamais les séances des sections n'ont été plus complètement, plus utilement remplies. Calme et studieuse, l'assemblée mar-

VI

chail droit \x sou but, sans faste, mais avec la conscience lie l'importance de sa mission.

Ce n'est pas que les distractions, les fêles même aient manqué à celte solennité. Outre les soirées littéraires el musicales, une exhibition d'objets d'art, une fête agricole, une exposition d'horlicuiturc, une excursion archéolo- gique dont on trouvera plus loin des descriptions spéciales, un brillant concert a été offert par la ville, sous la direc- tion de l'Institut musical, aux membres du Congrès, et des promenades archéologiques à l'intérieur de la ville ont mis les étrangers à même de connaître les richesses qu'elle roiferme.

Mg"" Dupanloup, évêque d'Orléans, avait voulu appeler les bénédictions du ciel sur les travaux du Congrès. La science archéologique eut aussi sa place dans cette céré- monie : pendant la messe, des musiciens Orléanais ont exécuté , avec un ensemble parfait , plusieurs chants de la Sainte-Chapelle, et tout le monde a admiré l'ampleur et la pieuse majesté de celte miisique , à laquelle nous ne pouvons manquer de revenir , comme nous sommes re- venus à l'architecture de cette époque.

Le nombre et la valeur des travaux écrits déposés au secrétariat nous onl imposé une tâche bien pénible : nous eussions voulu les livrer tous à l'impression et c'eût été justice ; mais le budget était , avec son chiffre inexo- rable, et il nous a fallu choisir. Les Secrétaires généraux, réunis a ceux des sections, se sont donc constitués en comité d'impression, et sous l'empire de la nécessité, ils onl procédé ii un choix qui leur a laissé de vifs regrets.

VII

Quant à la disposition des matières, deux méthodes se présentaient, adoptées chacune par une partie de nos prédécesseurs :-tantôt les séances se trouvent reproduites telles qu'elles ont eu lieu, et les travaux écrits sont inter- calés dans les procès-verbaux; tantôt, au contraire, le texte des procès-verbaux forme une première série et les mémoires viennent ensuite, classés suivant l'ordre des sections auxquelles ils appartiennent : c'est cette dernière marche que nous avons suivie. Il nous a semblé qu'il était préférable de conserver aux procès-verbaux leur caractère de narration rapide , et que les mémoires détachés n'en avaient que plus de valeur. Nous avons seulement inter- calé dans les procès-verbaux l'analyse succincte des tra- vaux écrits qu'il ne nous a pas été donné de livrer à l'impression.

Voici dans quel ordre nous avons disposé la matière de ces deux volumes : Circulaires et Dispositions prélimi- naires; — Procès-Verbaux; Comptes-Rendus des fêtes ; Travaux écrits ; Listes des membres du Congrès, des ouvrages offerts, et Table des matières.

l,e Secrétaire général,

L. DE BlIZONNIÈRE.

*♦

' COIVGRÊS

SCIENTIFIQUE DE FRANCE.

XVIIIe SESSION.

ARRÊTÉ

RELATIF A LA TENUE DE LA XVIIP SESSION DU CONGRÈS SCIENTIFIQUE, PRIS DANS LA SÉANCE GÉNÉRALE DU i 1 SEPTEMBRE 1850.

Article 1«^

La XVIII« session du Congrès scientifique de France s'ouvrira à Orléans du 10 au 15 septembre 1851 ; elle durera dix jours au moins , comme les années précédentes.

Art. 2.

Le Congrès sera divisé en six sections qui porteront les mêmes dénominations que par le passé, savoir : 1" Sciences naturelles; Agriculture , Industrie, Commerce; Sciences médicales ; Archéologie et Histoire ;

C. s. TOME I.

2

S" IJuéralurc ol Beaux-Arts; 6" Scicnros pliysiqiios cl matliômatiquos. Sous aucun picicxlc, il ne pourra èlrc apporlé de changQpient à ces dénominations.

Art. 3.

M. De Buzonnièhe, membre de l'Institut des Provinces , est nommé secrétaire général de la XVHI^ session ; il choisira le trésorier du Congrès et les secrétaires des sections.

Art. h.

La convocation sera faite au moyen d'une circulaire tirée à un grand nombre d'exemplaires , et adressée aux savants de la France et de l'Étranger.

Signé: De Caumont,

De Dumast , } vice-présidents.

BERTINr,

De Haldat,

Soyer-Willemet,(

Blondlot,

secrétaires généraux.

Digot,

Madelin, trésorier.

PREMIÈRE CIRCULAIRE

DU SECRÉTAIRE - GÉNÉRAL,

Orléam, le la janvier i8S1. Monsieur ,

Lorsque M. de Ilumboll en Allemagne, lorsque en France M. de Caumont, et avec lui tous les amis du progrès des lumières, cherchèrent à élever la science dans les provinces au niveau qu'elle atteint, comme d'elle-même, au sein des capitales, ils n'eurent pas de peine à reconnaître dans l'isolement des savants la première des causes qui s'opposaient à leurs efforts.

C'est au désir de faire naître entre eux de plus fréquentes re- lations qu'est due la création des Congrès, institution unique, mais nomade, qui, par le déplacement successif de son centre d'action, procure alternativement à toutes les provinces les avan- tages dont jouissent les grands centres de population.

L'utilité d'une telle combinaison était trop évidente, pour ne pas saisir les esprits d'une haute portée, pour ne pas triompher facilement des difficultés d'exécution que rencontrent toujours les grandes innovations. Le premier Congrès s'ouvrit à Caen, en 1833, avec 313 membres ; celui de Strasbourg en comptait 1 52 5 en 1 8Zi2 . Depuis cette époque, rien n'a arrêté la marche de l'institution, et on peut dire aujourd'hui qu'elle est passée dans nos mœurs.

La sympathie qu'elle rencontre partout n'est traversée d'aucune arrière-pensée. Le Congrès, en effet, malgré l'étendue de son action et l'univorsidité des ses travaux, n'est pas un de ces corps envahissants qui puisse absorber peu à peu les Sociétés locales dont il s'annonce le soutien. Sa constitution même s'y refuse. Des distances considérables séparent les lieux se tiennent ses réunions successives. Chaque année il expire pour renaître l'an- née suivante. La pensée primitive est seule permanente ; le per- sonnel varie sans cesse et l'organisation de chaque session est confiée à des hommes pris dans la localité, se modifiant ainsi suivant les nuances de l'esprit provincial.

Le mécanisme du travail des Congrès est des plus simples. Un programme, publié plusieurs mois à l'avance, a mis toutes les personnes qui se proposent d'y prendre part à même d'étudier les questions. Les matières sont distribuées en six sections, dans lesquelles chaque membre est libre de se faire inscrire. Ces sec- tions se réunissent tous les jours et discutent à fond les questions du programme. Lorsque certains sujets leur paraissent dignes de l'attention publique, elles les renvoient aux séances générales. Celles-ci se tiennent dans l'après-midi; elles s'ouvrent par l'ana- lyse des procès-verbaux des sections et se complètent par la dis- cussion des questions renvoyées. Ainsi elles résument tous les travaux du Congrès et mettent en lumière ce qu'il produit de plus considérable.

Les autorités ecclésiastiques, j udiciaires et administratives du dé- partement du Loiret et de la ville d'Orléans ont accueilli l'annonce de l'arrêté qui précède avec une faveur chaleureusement ex- primée. Les corps savants et tous nos concitoyens ont partagé les mêmes sentiments, et le Congrès peut compter sur un accueil sympathique et sur une cordiale hospitalité.

La première partie de la mission qui m'a été confiée consistait dans la formation du secrétariat ; la seconde dans la constitution de la commission d'organisation chargée de dresser le programme des (juestions cl de s'occuper de tous les autres préparatifs de la solennité.

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Les secrétaires de la Société des Sciences, Belles-Lettres et Arts, de la Société Archéologique, de la Commission départe- mentale d'Agriculture, et un ancien président au tribunal de commerce, se sont empressés de répondre aux désirs du Congrès de Nancy. Leur réunion a formé le secrétariat général qui se compose ainsi de cinq personnes.

Les secrétariats des sections se sont complétés d'une manière non moins remarquable : Membres des sociétés savantes, Agri- culteurs, Industriels, Médecins, Professeurs, se sont honorés de se faire inscrire, et nous pouvons affirmer que la rédaction des procès-verbaux ne laissera rien à désirer.

La réunion des secrétaires généraux et des secrétaires de sections a constitué la Commission d'organisation.

Quant au travail relatif au programme des questions, les se- crétariats de chaque section ont formé autant de Commissions distinctes. Chacune d'elles s'est adjoint un nombre suffisant d'hommes spéciaux et doit présenter en définitive son rapport à la sanction de la Commission d'organisation.

Ces données vous seront un gage du soin qui sera apporté à la rédaction du programme ; mais la tâche est difficile, et ce n'est pas trop pour l'accomplir que le concours de tous les hommes d'étude et de savoir.

Nous venons donc, Monsieur, appeler spécialement votre at- tention sur ce point, et vous prier de vouloir bien nous venir en aide en nous adressant les questions qui vous paraîtront de nature à intéresser le Congrès. Nous ne vous dirons rien des considéra- tions qui doivent présider à leur choix ; nous vous rappellerons seulement qu'il est de la dignité de nos réunions qu'aucune ques- tion ne soit posée sans être discutée , et que, par conséquent, la présentation d'une question suppose l'engagement moral de la traiter.

La publication du programme devant avoir lieu dans le courant d'avril, nous sommes obligés de vous prévenir que nulle question ne sera admise passé le 10 mars.

La circulaire qui renfermera le programme comprendra éga- lement le règlement provisoire pour la session de 1851 , fixant

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lu tlak; de son ouverliiro et l'éiionciatioii des .solennités (jui ac- compagneront le Congrès.

Alors , Monsieur, nous solliciterons plus spécialement votre adhésion et la nomination de délégués de la part des sociétés savantes que vous présidez ou dont vous faites partie ; mainte- nant, nous recommandons surtout à votre sollicitude de donner à la présente circulaire la plus grande publicité possible, soit par la voie de la presse, soit par tout autre moyen. Quelques soins que nous apportions à son envoi, il esta craindre qu'elle ne par- vienne pas, sans votre intermédiaire, à toutes les personnes à qui elle doit naturellement s'adresser.

Agréez, Monsieur , l'assurance de ma parfaite considération ,

Le Secrétaire général de la dix-huitième session, L. DE BUZONNIÈRE.

DEUXIÈME CIRCULAIRE.

Orléans, le 2S avril 183 1.

Monsieur ,

Depuis notre première circulaire, en date du 15 janvier der- nier, la Commission d'organisation s'est activement occupée de la mission qu'elle avait à remplir.

Les Commissions spéciales, formées pour l'examen et le choix des questions, ont terminé leurs travaux. En présence des com- munications intéressantes qui leur sont parvenues de toutes parts, elles ont vivement regretté de ne pouvoir en admettre qu'un nombre proportionnel à leur importance, combinée avec la durée de la session.

Le Conseil municipal s'est vivement préoccupé des moyens de recevoir convenablement les étrangers qui honoreront notre ville de leur présence. Une allocation a été votée à cet effet ; une Commission spéciale , divisée en plusieurs sous - commissions , suivant les besoins du service , veillera à l'accomplissement des désirs du Conseil, qui ne sont que l'expression de ceux de tous les habitants.

Des promesses d'adhésion nous sont déjà parvenues de tous les points de la France, et plusieurs savants étrangers nous ont as- suré de leur concours.

Le temps est donc venu de mettre sous vos yeux le tableau complet de l'organisation de la dix-huitième session du Congrès, et nous vous adressons , à cet effet , la liste des membres de la

8

Commission d'organisation et des Secrétaires , l'Arrêté fixant l'é poque de l'ouverture de la dix-huitième session , le Règlement provisoire , le Programme des questions , enfin celui des fêtes et des dispositions accessoires.

Vous recevrez, sur une feuille, séparée, un bulletin d'adhé- sion : nous vous invitons à le remplir et à nous le retourner par la poste le plus promptement qu'il vous sera possible ; vous évi- terez ainsi les embarras qui se produisent au secrétariat lors- qu'un grand nombre d'adhérents attendent le dernier moment pour se faire inscrire, et vous nous permettrez de proportionner les dispositions préparatoires au nombre des personnes qui doi- vent prendre part à nos travaux .

Chaque année, un grand nombre de Sociétés savantes se font représenter au Congrès par un ou plusieurs délégués ; elles con- courent ainsi à resserrer de plus en plus les liens qui, dans l'in- térêt du progrès des lumières, doivent les unir entre elles, et à donner plus de valeur au travail commun.

Veuillez, Monsieur, exposer , aux réunions scientifiques que vous présidez, ou dont vous faites partie , combien il serait utile que ces précédents fussent universellement adoptés , et faire, au nom de la Commission d'organisation, appel à leur honorable sympathie.

Agréez, Monsieur, l'assurance de notre parfaite considération.

L. De Buzonnière, secrétaire général ; Chavanes , DuPRÉ DE Saint-Maur , Mantellier , Pelletier-Sautelet, secrélaires (jénératix adjoints.

COMMISSION D'ORGANISATION

DE LA DIX-HUITIEME SESSION.

La Commission d'organisation se compose de la réunion des Seerétaii'es généraux et de sections dont les noms suivent :

Secrétaire général.

M. De Buzonnière, vice-président de la Société Archéologique de l'Orléanais, membre de la Société des Sciences d'Or- léans, de la Société française pour la conservation des mo- numents , de la Société académique de Blois et de plu- sieurs autres Sociétés savantes, correspondant de l'Institut historique.

Seerétaires généraux adjoints.

MM. Chavanes, négociant, membre du Conseil général du com- merce, ancien président de la Chambre et du Tribunal de commerce, ancien membre du conseil général du dé- partement du Loiret. DuPRÉ DE Saint-Maur , Secrétaire de la Commission dé- partementale d'agriculture , membre de la Société des Sciences d'Orléans.

10

MaiNtellieh, Conseiller à la Cour d'appel d'Orléans , secré- taire de la Société Archéologique de l'Orléanais, membre de la Société académique de Blois et de plusieurs autres Sociétés savantes.

Pelletiek-Sautelet, docteur-médecin , secrétaire général de la Société des Sciences d'Orléans.

Secrétaires des SectionN.

PREMIÈRE SECTION.

SCIENCES NATURELLES.

iMM. BouïET DE MoNVEL, agrégé pour les Sciences physiques , ancien élève de l'École normale, membre de la Société des Sciences d'Orléans. Delacroix-Saint-Clair , ingénieur des ponts et chaussées , ancien élève de l'École polytechnique.

DEUXIÈME SECTION.

AGRICULTURE, INDUSTRIE, COMMERCE.

MM. Aubin, avocat, ancien juge de paix, ancien président du Comice agricole d'Orléans , ancien membre du Conseil d'arrondissement d'Orléans, membre de la Société des Sciences d'Orléans. D.4UDIER, manufacturier, membre de la Chambre de com- merce d'Orléans. Germon (Alexis), négociant.

TROISIÈME SECTION.

SCIENCES MÉDICALES.

MM. Debrou, chirurgien de l'IIôtel-Dieu d'Orléans , membre de la Société des Sciences de la même ville, correspondant de l'Académie nationale de médecine , de la Société de chirurgie de Paris, etc.

H

Lepage, chevalier de la Légion-d'Honneur, niédecin-adjoinl de l'asile des aliénés d'Orléans, membre de laSociélé des Sciences de la même ville, du Conseil central de salubrité du Loiret, correspondant de la Société de médecine de Marseille, de la Société académique de Blois et de plu- sieurs autres Sociétés savantes.

Payen, médecin en chef de l'asile des aliénés, membre de h Société des Sciences et du Conseil de salubrité d'Orléans.

QUATRIÈME SECTION.

ARCHÉOLOGIE, HISTOIRE.

MM. Dupuis, vice-président du Tribunal civil d'Orléans, membre de la Société Archéologique de l'Orléanais.

L'abbé De Torquat, membre trésorier de la Société Ar- chéologique de l'Orléanais , membre de la Société fran- çaise pour la conservation des monuments.

De Vassal, archiviste du département du Loiret , membre de la Société Archéologique de l'Orléanais et de la Société des Sciences d'Orléans.

CINQUIÈME SECTION.

LITTÉRATURE , BEAUX-ARTS,

MM. Clouet, architecte du département et des bâtiments diocé- sains du Loiret, membre de la Société centrale des archi- tectes et de la Société Archéologique de l'Orléanais.

HuoT (Paul), substitut du procureur de la République à Orléans, ancien conservateur-adjoint de la bibhothèque de Versailles, membre de plusieurs Sociétés savantes.

Javary , docteur ès-lettres , professeur de philosophie au Lycée d'Orléans, lauréat de l'Institut et de l'Académie des Sciences morales et politiques.

Lemolt-Phalary, conseiller à la Cour d'appel d'Orléans , secrétaire particulier de la Société des Sciences d'Or- léans , président du Comité de rédaction de la Société d'Horticulture d'Orléans, membre correspondant des So- ciétés académiques de Loir-et-Cher et d'Indre-et-Loire.

12 S1XIK.MI-: SECTION.

SCIENCES PHYSIQUES ET MATHÉMATIQUES.

MM. Delaitre, ingénieur des ponts et chaussées, membre de la Société des Sciences d'Orléans et du Conseil central d'hy- giène et de salubrité du département. Rabourdin , pharmacien à Orléans , membre de la Société des Sciences et du Conseil central d'hygiène et de salu- brité de la même ville, membre correspondant de la So- ciété de pharmacie et pharmacien des hôpitaux de Paris.

Bureau de Commission «l'Organisation.

La Commission d'organisation a formé son bureau ainsi qu'il suit :

MM. De Buzonmère, président. Mantellier, vice-président. L'abbé De Torquat, secrétaire. Germon (Alexis), trésorier.

I

RÈGLEMENT PROVISOIRE

DE LA XVIII® SESSION.

La Commission d'organisation de la dix-huitième session du Congrès a adopté provisoirement les dispositions réglementaires qui suivent :

Art. 1". La dix-huitième session du Congrès scientifique de France s'ouvrira à Orléans, le 12 septembre 1851 , à midi, dans la grande salle de l'Institut musical.

Art. 2. Toutes les personnes qui s'intéressent au progrès des sciences , des lettres et des arts sont invitées à s'associer aux travaux de cette session.

Art. 3. Les Académies et les Sociétés savantes de France sont priées de communiquer au Congrès la statistique de leurs tra- vaux , et de s'y faire représenter par un ou plusieurs de leurs membres.

Art. U. La durée de la session sera de dix jours.

Art. 5. Les travaux du Congrès seront répartis en six sec- tions : l""", Sciences naturelles ; 2% Agriculture , Lidustrie, Commerce ; 3^, Sciences médicales ; 4% Histoire et Archéo- logie ; 5% Littérature et Beaux-Arts; 6«, Sciences physiques et mathématiques

Cette dernière section pourra être réunie à la première.

Art. 6. A l'ouverture de la première séance , on nommera le président et les quatre vice-présidents du Congrès , qui , avec les secrétaires généraux et le trésorier, formeront le bureau central.

Les Secrétaires inscriront, dans leurs sections respectives,

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tous ceux ([iii (lôsii'croiil en l'aire parlic;. On pourra se \)\\i'{' ins- crire dans plusieurs sections à la fois.

Ain-. 7. Chaque section, le lendemain de l'ouverture du Con- grès, nommera son président, deux ou trois vice-présidents, et un ou deux secrétaires, si le nombre de ceux choisis par le se- crétaire général paraît insuffisant.

Art. 8. Les sections s'assembleront chaque jour. L'ordre et l'heure d'ouverture de leurs séances seront proposés par la Com- mission d'organisation et arrêtés dans la séance générale d'ou- verture ; elles en fixeront elles-mêmes la durée à leur première réunion; elles pourront, dans l'intérêt de leurs travaux, se distri- buer en sous-sections.

AuT. 9. Des promenades archéologiques à l'intérieur de la ville, des visites dans les établissements publics auront lieu tous les jours de 1 heure à 2 heures et demie.

Art. 10. Chaque jour, à trois heures après midi, il y aura assemblée générale de toutes les sections. Un des secrétaires lira le procès-verbal de la séance de la veille. La séance sera ensuite consacrée à des lectures de mémoires et à des communications verbales.

Art. 11. Nul ne pourra prendre la parole à une séance sans l'autorisation du président.

Art. 12. Aucune délibération ne sera prise, soit dans les sec- tions, soit dans les séances générales, si le quart des membres inscrit n'est pas présent.

Art. 13. Toute discussion sur la religion et la politique est formellement interdite.

Art. 16. Aucun travail ne sera lu en séance générale qu'après avoir été approuvé par la section à laquelle il appartiendra.

Art. 15. Les membres ont, outre le droit de communiquer des travaux, celui de présenter des questions autres que celles du progromme. Ces questions devront être préalablement déposées sur le bureau en séance générale. Elles seront examinées le soir même par la Commission permanente, qui jugera si elles peuvent être admises. Le résultat de la délibération sera communiqué le Jendemain aux sections qu'elle concernera.

i)

Art. 16. La Commission permanente est composée des mem- bres du bureau central et des présidents des sections.

Art. 17. Des excursions scientifiques pourront avoir lieu pen- dant et après la durée du Congrès.

Art. 18. Seront membres du Congrès les personnes qui, ayant accepté l'invitation qui leur aura été faite, auront versé entre les mains du trésorier la somme de dix francs, pour servir à acquit- ter les frais de la tenue du Congrès et à imprimer le compte-rendu des travaux de la session.

Art*. 19. Chaque membre de Congrès aul-a droit à un exem- plaire du compte-rendu, qui sera publié par les soins des secré- taires généraux.

Art, 20. Les personnes empêchées de se rendre au Congrès pourront, de même que celles qui y assisteront, présenter des mémoires sur les diverses questions contenues dans le programme, ou sur tout autre sujet relatif aux travaux des sec- tions|, sauf, dans ce dernier cas, à se conformer à l'article 15.

Art, 21. Avant de se séparer, le Congrès fixera la date et le lieu de la XIX* session, et le lieu seulement de XX«.

Art. 22, Toute difficulté non prévue par les présentes dispo- sitions sera soumise à la Commission permanente.

Art. 23, Chaque membre du Congrès sera tenu de signer lo présent règlement, en retirant sa carte d'entrée.

ARRÊTE

relatif a l'ouverture de la XVIir SESSION DU CONGRÈS.

La Commission d'organisation, vu l'art. l«''de l'arrêté pris par le Congrès de Nancy, le 11 septembre 1850 , ainsi conçu :

La dix-huitième session du Congrès scientifique de France s'ou- vrirr à Orléans du 10 au 15 septembre 1851,

Arrête : La dix-huitième session du Congrès s'ouvrira à Or- léans le vendredi 12 septembre 1851.

PROGRAMME DES QUESTIONS.

PREMIÈRE SECTION.

SCIENCES NATURELLES.

Fixer la position relative des sables de la Sologne, dans la série géologique et chronologique des terrains qui forment l'écorce solide du globe.

Rechercher si les couches calcaires de l'Orléanais appar- tiennent toutes au groupe du calcaire lacustre supérieur au grès de Fontainebleau, ou s'il existe une partie de ces couches qui dé- pende du groupe du calcaire lacustre moyen inférieur au grès de Fontainebleau.

3" Quelles sont les différentes marnes que renferme la So- logne ?

Quelles sont les origines des sources du Loiret?

5" Jusqu'à quel point les nouvelles découvertes physiologiques ont-elles résolu le problème des phénomènes chimiques de la digestion?

Rechercher les circonstances de la fécondation de la reine- abeille.

Examiner et discuter les procédés de la reproduction artifi- cielle : des poissons; des sangsues.

Quels sont les affluents de la Loire qui se prêteraient le mieux à la multiplication artificielle des poissons , dans le but d'assurer l'empoissonnement régulier du fleuve lui-même ?

Quelles sont les localités les plus propres à l'élève du sau- mon?

Rechercher les circonstances qui accompagnent les migra- Jions des fourmis.

17

11" Étudier les variations de couleur qu'affecte la rainette.

12» Quels sont les insectes nuisibles aux arbres résineux, et spécialement au pin maritime ?

1 3" Faire connaître les principales espèces animales sauvages (soit parmi les vertébrés, soit parmi les invertébrés) dont la con- servation et la multiplication intéressent l'agriculture.

1/4° Quelle serait la meilleure méthode à employer pour donner des notions de botanique dans les écoles primaires?

15» Quel est le système chimique et physiologique de l'ali- mentation des végétaux?

16» Les plantes qui croissent spontanément dans les sables de la Sologne sont-elles généralement celles que l'on trouve dans les natures de terrains analogues , ou bien y rencontre-t-on un certain nombre de plantes qui les caractérisent spécialement?

17» Quelle est la cause de la maladie du pin maritime, qui , dans les pinières, s'étend d'un point central en forme de cercle s'agi'andissant de plus en plus.

DEUXIÈME SECTION.

AGRICULTURE , INDUSTRIE , COMMERCE.

Rechercher les moyens qui , sans grever les finances de l'État et sans porter attemte à la liberté du commerce, pourraient augmenter la proportion habituelle de nos réserves en céréales, et, par suite, diminuer l'énorme variation du prix courant des grains d'une année à l'autre.

Quels sont les meilleurs moyens pratiques pour inculquer aux enfants des campagnes l'amour et les premières notions de l'agriculture?

Quelles sont les chances de succès ou de ruine des colonies agricoles destinées à mettre en valeur des terrams infertiles ?

Quel serait le meilleur moyen de réprimer la fraude qui s'exerce dans la falsification des engrais artificiels ?

Quel est le meilleur mode de semis et d'exploitation des bois résineux, et spécialement du pin maritime , dans les con- trées où , par suite de la constitution du sol , ils doivent être

G. s. TOME I. 2

18

aballus il biaiic, avant d'avoir pris l'accroissement nécessaire pour lournir des bois à ouvrage?

Quelles sont les essences résineuses dont on peu I, dès aujour- d'iiui, recommander l'introduction en grand dans l'afa-icullurc?

Quelles sont les espèces dont l'étude sur une échelle tant soit peu développée deviendrait désirable?

L'amélioration des races et la difficulté vaincue , dont on ne tient pas généralement compte dans la distribution des pri- mes accordées à l'élève et à l'engraissement des bestiaux , ne doivent-elles pas, au contraire, entrer pour beaucoup dans la rédaction des programmes dressés par les comices et les sociétés d'agriculture ?

Parmi les questions qui se rattachent à l'engraissement du bétail, quelles sont celles qui ont été résolues par les expériences faites jusqu'à ce jour? sur quels points les études doivent-elles être continuées?

9" Est-il utile de constituer dans chaque région agricole une sous-race de bétail spécialement appropriée à la localité ? Dans le cas de l'affirmative, quels sont les meilleurs moyens à employer pour arriver à ce résultat?

10" Quelle est la composition du sol arable dans les contrées des bords delà Loire, et spécialement dans la Sologne?

Dans quelles proportions approximatives les éléments qui les constituent sont-ils combinés ?

Quelles déductions agronomiques doit-on tirer de cette étude?

Il» En combien de régions agricoles doit-on diviser le dépar- tement du Loiret et les départements voisins?

Comment devra-t-on dresser la carte agronomique du dépar- tement?

12" A-t-on reconnu par des sondages l'existence de la marne, en Sologne , dans toutes les localités elle pourrait être em- ployée avec avantage?

Quelles sont les qualités diverses des marnes employées à l'a- mendement des terres des différents points de la Sologne?

Quels sont, à défaut de marne , les amendements qui pour- raient être utilement employés en Sologne?

19

13» De l'amélioration de la Sologne au point de vue agricole et silvicole.

Ih" Dans quelles localités de la Sologne le drainage peut-iî être employé avec avantage?

15» Quelles sont les industries qu'il conviendi'ait d'introduire en Sologne pour venir en aide à l'agriculture?

16» Examiner, au point de vue de l'intérêt général et de l'in- térêt du commerce en particulier, la question de savoir si les ca- naux doivent être affermés à des compagnies ou exploités direc- tement par l'Etat?

17» Quelle influence les chemins de fer exercent-ils sur la production, sur le commerce, sur la consommation?

18» Quels avantages et quels inconvénients sont attachés au fractionnement des billets de banque ?

TROISIÈME SECTION.

SCIENCES MÉDICALES.

Rechercher les causes et le meilleur mode de traitement de la maladie des femmes en couches, désignée sous le nom de fièvre puei'pérale.

La fièvre puerpérale peut-elle revêtir le caractère endémi- que, et, dans le cas de l'affirmative , ce caractère endémique , à la différence de ce qui a lieu pour la fièvre typhoïde , se raontre- t-il moins dans les petites localités, telles que les villages ou les hameaux , que dans les grands centres de population ?

Déterminer les conditions atmosphériques et météorologi- ques sous l'influence desquelles se développe la maladie connue depuis quelques années sous le nom de grippe, et qui a régné notamment dans les hivers de 1837, 1847 et 1851.

La fièvre typhoïde est-elle transmissible? Dans le cas d'une réponse affirmative , déterminer quelles sont les conditions favo- rables à cette transmission.

Indiquer le meilleur mode de traitement de la fièvre typhoïde grave , en se basant seulement sur l'expérience et sm' des fait? ipratiques.

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G" Ouollc iiiducnce poul exercer sur la sanlé l'usage des eaux qui tiennent en dissolution des sels à base de chaux? Ne serait- ce pas à leur action inairaisante qu'il Iniidrail attribuer le déve- loppement des scrofules et de la phlliisie pulmonaire que l'on" rencontre si souvent dans toute l'étendue du banc calcaire qui s'étend depuis Tours jusqu'à Chàlons-sur-Marnc? Dans le cas une influence pernicieuse quelconque serait reconnue, n'y aurait- il pas avantage pour ces localités à remplacer l'eau des puits , qui renferme beaucoup de ces sels, par celle des rivières , dans laquelle il s'en trouve beaucoup moins?

En présence de l'inefficacité de tous les moyens employés^ jusqu'à ce jour dans le traitement delà pbtbisie pulmonaire , el imitant en cela ce qui se fait avec succès dans la médecine vé- térinaire, n'y aurait-il pas avantage, pour prévenir cette ma-' jadie ou en arrêter les progrès, à tenter l'établissement d'une fis- tule artificielle vers la partie inférieure du tube intestinal , soit par le procédé d'IIeurleloup , soit de toute autre manière?

Ne serait-il pas utile de propager l'usage des préparations arsenicales dans le traitement des fièvres intermittentes , non- seulement au point de vue de l'économie , mais encore sous le rapport de la préférence à accorder, dans un grand nombre de cas, à l'arsenic sur le sulfate de quinine ?

9" Rechercher quel était le traitement de l'aliénation mentale» chez les peuplesânciens.

10" Déterminer quelle est la part que l'on doit accorder à ce qu'on appelle le traitement moral dans le traitement général de l'aliénation mentale.

11° Les moyens le plus généralement employés pour la con- tention des hernies réductibles sont-ils suffisants? Dans le cas contraire, rechercher ceux qui pourraient le plus sûrement rem- plir toutes les indications convenables.

12" Existe-t-il des moyens préservatifs contre \e cholera-mofbus- asiatique ?

13» Peut-on , dans le langage médical, allacher un sens précis à ces mots : jorce et faiblesse ? Donner de ces deux états une (k'- fmition exacte et rigoureuse.

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QUATIUÈME SECTION.

ARCHÉOLOGIE , HISTOIRE.

l" Uaquis segesle de la carte de Peutinger étaiHl décidément â Montbouy? Résumer les motifs qui peuvent faire pencher pour l'affirmative.

Quelles sont les voies romaines qui conduisaient à cette loca- lité?

Dresser le catalogue complet et commenté des inscriptions romaines trouvées dans le département du Loiret et dans les dé- partements voisins.

La civilisation romaijie fit-elle promptement disparaître , dans les contrées qui plus lard formèrent l'Orléanais, la civili- sation gauloise, et coiitinua-t-elle après l'invasion des Francs?

Apporter à l'appui de l'opinion soutenue des preuves tirées do l'histoire et des monuments.

h" Est-il prouvé que les villes gallo-romaines aient eu, dans les deux premiers siècles de l'ère chrétienne, des plans réguliers et des rues se croisant à angles droits?

Quelles ont été , à l'époque gallo-romaine, l'importance de la Loire comme voie de navigation, et l'étendue des rapports éta:- blis entre les nautoniers (nautœ) de la Loire et ceux du Rhône et de la Seine?

Peut-on signaler dans l'Orléanais une abbaye de quelque importance antérieure à l'abbaye de Saint-Mesmin-de-Mixi ?

7" Quelle a été l'importance de l'abbaye de Saint-Mesmin comme centre de doctrines religieuses et civilisatrices et comme principe de fondations monastiques ?

Le mode d'action de cette institution religieuse avait-il quelque rapport avec l'influence exercée aux siècles suivants par l'abbaye de Saint-Benoît?

Cette institution s'est-elle perpétuée , au moins par ses an- nexes, jusqu'en ces derniers temps?

Quels ont été l'origine, les progrès et la chute de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, considérée aux points de vue de l'ai-

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chitccture, de l'eiiscignenient qui y était donné et de la vie qu'y menaient les rcliijjioux ?

Quel a été, dans cette abbaye, l'importance des études à l'é- poque de leur apogée, au doid)lo point do vue du nombre des étudiants et de la nature de renseignement?

9" Quelle a été la part prise par les Bénédictins dans le dé- veloppement des études et des arts dans l'Orléanais?

10° Déterminer l'origine et les progrès du commerce dans la province doTOrléanais, et particulièrement dans la ville d'Orléans au moyen-âge.

Signaler les obstacles qu'il a eu à vaincre jusqu'au jour de son affranchissement et les transformations que cet affranchissement lui a fait subir.

Rattacher la solution de cette question au système municipal jusqu'à l'ère révolutionnaire.

11° A quelle époque l'usage de commencer l'année civile à Pâques a-t-il été suivi en France généralement , sans le concours d'aucun autre, et tel qu'il s'est prolongé jusqu'à l'édit de Rous- .sillonen 156/i?

Quel a été, depuis la fin du X'^ siècle jusqu'à cette époque, le point de départ de l'année le plus communément indiqué dans les chartes? et, à cet égard, que doit-on inférer des formules Van de grâce , de V annoncmtwn , de la conception , de l'in- carnation, de la trabéation?

12° Les caractères chronologiques de l'architecture souterraine sont-ils les mêmes que ceux des édifices construits sur le sol?

A quels signes peut-on reconnaître leur destination?

Rassembler à ce sujet le plus grand nombre possible d'ob- servations.

13° Quelle fut l'influence de la domination anglaise sur l'ar- chitecture, les mœurs et les lois, au moyen-âge, dans les pro- vinces du sud-ouest de la France?

1^° A quelle époque précise les rois acquirent-ils le droit ab- solu de conférer noblesse?

Comment les pairies et les grands duchés du royaume perdi- rent-ils ce privilège?

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15° Développement des biens de roture et origine delà petite propriété dans les campagnes.

16" Quels seraient les avantages pour les propriétaires , les familles , et même pour l'histoire , de la réunion au chef-lieu de chaque département des minutes de notaires ayant plus de deux cents ans de date ?

17° Quel était le système d'impôts directs en vigueur dans la généralité d'Orléans avant 1789?

18" Quels renseignements l'histoire nous fournit-elle sur l'é- tude du droit dans l'ancienne généralité d'Qrléans ?

CINQUIÈME SECTION.

LITTÉRATURE ET BEAUX-ARTS.

Jusqu'à quel point l'expression des idées abstraites appar- tient-elle à l'enfance des langues ?

Examiner , au point de vue philosophique et littéraire, ces deux adages: La littérature est l'expression de la société; et le style, c'est l'homme. Faire ressortir par des exemples ce qu'ils ont de vrai ou de faux.

Qu'est-ce que le rhythme dans la poésie ? Le système de ver- sification des peuples germaniques est-il préférable à celui des anciens?

Le beau dans la Httérature et dans les arts repose-t-il uni- quement sur le beau moral?

Quelle est l'importance des œuvi-es de Théodulphe , abbé de Fleury et évêque d'Orléans, au pT)int de vue de la littérature et des mœurs de son époque?

Quels sont les caractères et l'importance des ouvrages théu- logiques du père Petau (né à Orléans en 1583)?

Quelle influence Pothier , par l'importance -qu'il a donnée aux doctrines du for intérieur, a-t-il exercée sur les principes du code civil?

Quelle a été l'influence des Universités en général, et de elle d'Orléans en particulier, sur l'étude du droit ?

Est-il vrai que dans les contrées riveraines de la Loire ,

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comprises eiilre Gien et Saumur , la langue française ait con- servé , mieux que dans le reste de la France , sa i)uret6 et son originalité natives? rechercher les causes de cette parti- cularité.

Le langage vulgaire de ces contrées renferme-t-il certains mots qui ont disparu de la langue littéraire de nos jours, mais qui se retrouvent dans les écrivains des XV'' et XVI'' siècles ?

10" La centralisation est-elle un avantage pour l'art en géné- ral, et spécialement pour l'architecture?

11° Dans quelle mesure les procédés des arts mécaniques sont-ils applicables aux beaux-arts? le physionotrace , le daguéréotype , le panorama, le diorama, la lythochromie , li' moulage, leur ont-ils fait faire de véritables progrès? Quel rôle jouent en musique les instruments organisés? l'art doit-il en tenir compte?

12" Quelle part doit être attribuée à l'idéal dans l'architecture, et quel avenir lui préparent les progrès de l'industrie?

13" Le monde littéraire, poétique et artistique a-t-il ses lois comme le monde matériel ? Le mouvement qui s'est opéré dans les belles-lettres et les beaux-arts , de 1825 à 18^0, et qui semble s'être arrêté depuis dix ans, a-t-il été un progrès? qu'a- t-il ajouté à la puissance de l'esprit humain ? lui a-t-ii ouvert de nouvelles voies , créé des moyens nouveaux ?

lU" Faire connaître et apprécier les œuvres littéraires et ar- tistiques inspirées par Jeanne d'Arc.

15" Quelles sont les causes de la décadence actuelle du théâtre?

SIXIÈME SECTION.

SCIENCES PHYSIQUES ET MATHÉMATIQUES.

1" Quels sont, à part l'oxygène et l'azote, les gaz qui entrent ,lans la composition de l'air? Quelles sont les causes de leur présence dans l'air? Quel rôle jouent-ils dans les phénomènes chimiques de la vie animale ou végétale? Comment peut-on les doser ?

S"? Quels sont les moyens les plus simples et les |;1 is expédilifs

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d'estimer, au moins approximativement, la composition des mar-^ nés , des calcaires , des argiles , et , en général , des substances employées pour modifier le sol végétal?

Rechercher s'il existe une diiîérence dans la composition chimique des fourrages des localités il meurt beaucoup de bêtes à laine de la maladie dite sang de rate et des localités cette maladie ne sévit pas.

Présenter l'analyse du sang de ces mêmes animaux , d'abord sur des sujets en bonne santé , puis sur ceux qui sont près de succomber.

Enfm , analyser le sang des bêtes appartenant à la même va- riété d'espèces , mais habitant des contrées non ravagées par la maladie.

La présence de l'iode dans les corps des trois règnes doit- elle être admise? Envisager ce phénomène dans ses rapports avec l'hygiène publique. . Décrire et développer les effets physiques du drainage.

Quels sont les principaux horizons hydrographiques des formations géologiques de la Sologne?

Déterminer d'une manière précise les bornes et les con- tours du bassin hydrographique de la Loire , principalement en amont d'Orléans. Dresser, si cela est possible , la carte de ce bassin.

Déterminer la fréquence et la direction des orages dans le bassin de la Loire ; préciser les points de ce bassin qui en sont le plus fréquemment frappés.

Rechercher la répartition des eaux pluviales sur les versants intérieurs de ce bassin ; étudier les causes qui peuvent influer sur l'écoulement plus ou moins rapide des eaux.

Appliquer les études précédentes à l'examen des crues de la Loire et de ses principaux <iftluents ; rechercher les moyens pratiques de prévenir ces crues ou de les rendre moins désas-; ti'euses.

FETIiS

QUI AURONT LIEU A L'ocCASION DU CONGRÈS.

Fèto du comice agricole de rarrondisseiueiit d'Orléans; con- cours de charrues ; exposition d'animaux, de produits vé{;é- taux et d'instruments servant à l'agriculture; distribution so- lennelle déprimes et de médailles.

Exposition extraordinaire organisée par la Société d'Horticul- ture d'Orléans; —fleurs, fruits, légumes, objets concernant l'horticulture ; distribution des prix.

Exposition d'objets d'art , de sculptures et de tableaux an- ciens et modernes appartenant à des particuliers, artistes ou amateurs.

Concert donné par la Société Philharmonique d'Orléans ; exé- cution de morceaux remarquables de diverses époques, depuis le moyen-âge jusqu'à nos jours.

Soirées quotidiennes dans la grande salle de l'Institut musical et dans les pièces adjacentes; communications verbales ou écrites, soit en vers, soit en prose; musique, conversations.

Entrée dans tous les établissements publics sur la présentation de la carte de membre du Congrès.

SÉANCES GÉNÉRALES.

Séance dw 19 septembre.

Le vendredi douze septembre mil huit cent cinquante et un, en conséquence de son arrêté pris à Nancy le 11 septembre de l'an- née dernière , le Congrès scientifique de France a ouvert, à Or- léans, sa dix-huitième session.

La grande salle de l'Listitut et tous les locaux nécessaires, tant pour ses séances générales que pour celles de ses différentes sections , avaient été mis à sa disposition par l'administration municipale.

MM. les secrétaires généraux sont tous présents au bureau.

Des sièges d'honneur y sont aussi occupés par les principales auiorités. M. le premier Président, empêché pour raison de