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TRADUIT l'AU J. BLOCH, A. CUNY et A. ERNOUT

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A. MEILLET et R. GAUTHIOT

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TRADUIT PAR J. BLOCH, A. CUNY et A. ERNOUT

sous LA DIRECTION DE

A. MEILLET et R. GAUTHIOT

PARIS

LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK

11, RUE DE LILLE, 11 1905

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Avertissement.

En présentant au public français, en 1866, sa traduction de la Grammaire comparée de Bopp, M. Michel Bréal écrivait: «Un ouvrage dont le plan est à la fois si étendu et si détaillé invitait à rétude et fournissait, pour une quantité de problèmes, des points de repère commodes et sûrs. Une fois l'impulsion donnée, cette activité ne s'est plus ralentie. Nous osons espérer que le même livre, singulièrement élargi dans sa seconde édition, produira des effets analogues en France, et que nous verrons se former égale- ment parmi nous une famille de linguistes qui poursuivra Tœuvre du maître et s'avancera dans les routes qu'il a frayées».

Grâce à M. Bréal, et par la suite à M. F. de Saussure, et enfin à M. V. Henry , cet espoir s'est réalisé. Les Français ont cessé de disperser au hasard les efforts qu'ils consacraient à l'étude du langage; les recherches sont devenues systématiques; et, malgré les vides successifs qu'ont produits des morts prématurées, la France ; -possède aujourd'hui la famille de linguistes qu'attendait et préparait ^ l'illustre traducteur de Bopp.

Mais les débutants ne disposent maintenant d'aucun manuel ^où ils puissent s'initier à la grammaire comparée. Car le livre de jBopp (aussi bien que le Compendium de Schleicher) n'a plus ^qu'un intérêt historique, et il n'existe d'autre part en français I aucun manuel de grammaire comparée générale des langues indo- -européennes. Du reste les seuls manuels de ce genre qu'on ait actuellement sont ceux qu'a composés M. K. Brugmann, professeur  l'Université de Leipzig.

M. K. Brugmann, en 1849, a été constamment à la tète du mouvement linguistique des trente dernières années. Dès 1878, il commençait, avec M. Osthof f , la série des Morphologische Uuter- suchungen, qui étaient consacrées à défendre des principes nou- veaux et à les appuyer d'exemples précis. En 1885, dans la brochure Zum heutigen Stand der Sprachwissenschaft, il défendait v

II AVERTISSEMENT

les principes de la nouvelle génération de linguistes contre les attaques de Curtius. Enfin en 1886, il commençait à publier son Grundriss der vergleichenden Grammatik der indo- ge rmanischen Sprachen (Précis de grammaire comparée des langues indo-européennes) qui résumait et codifiait en quelque sorte les résultats acquis, en les enrichissant d'une foule de découvertes de détail et d'observations personnelles; ce grand travail n'a été achevé qu'en 1900, année M. Delbrûck, qui s'était chargé de la syntaxe, a publié le dernier volume de la partie qui lui était confiée Entre temps, en 1891, M. Brugmann fondait, avec l'un de ses élèves les plus éminents M. Streitberg, un périodique, les Indogerma- nische Forschungen, qui se plaçait dès l'abord au rang des grandes revues de linguistique déjà existantes, et qui a montré depuis une singulière activité: le 18e volume est déjà en cours de publication.

Le Grundriss est un livre de dimensions considérables: outre la Syntaxe de M. Delbrflck qui forme trois gros volumes, la phonétique y compte 1100 pages dans la édition, et la mor- phologie plus de 1400, sans compter les index. Toutes les anciennes langues indo-européennes, y compris l'arménien, et môme l'alba- nais, y sont considérées; la plupart des problèmes qui se posent en grammaire comparée y sont discutés ou du moins indiqués. In- dispensable au spécialiste, un ouvrage aussi étendu ne s'adresse pas à l'étudiant ni à ceux qui désirent prendre une connaissance sommaire de l'état actuel des études de grammaire comparée. Il est inutile de le traduire: ceux qui sont à même d'en profiter lisent assurément l'allemand.

Il en va autrement de la Eutze vergleichende Grammatik «Abrégé de grammaire comparée» que M. Brugmann a publié de 1902 à 1904 et qui, en un seul volume, comprend un aperçu de toute la grammaire comparée: phonétique, morphologie et théorie de la phrase. Dans ce résumé l'auteur n'a rien sacrifié des notions générales qu'il y définit même avec une précision et une clarté particulières; toute la structure de l'indo-européen est mise en lumière, et le développement des cinq principales langues du groupe, le latin, le grec, le germanique, le slave et le sanskrit, est suivi en détail. Seules ont été sacrifiées les langues moins connues et qui n'intéressent que les spécialistes, et encore sont-elles invoquées à l'occasion, toutes les fois que leur témoignage est nécessaire pour établir l'état de choses indo-européen. Sur le Grundriss, cet

AVBRTISSBMBKT III

abrégé a d'ailleurs l'avantage d'être postérieur et de représenter à la fois un état plus avancé de la science et la plus récente expression de la pensée de M. Brugmann. L'auteur qui, avec une force de travail singulière, se tient au courant de toutes les publications, qui, avec une rare rectitude de jugement, sait en retirer le plus souvent la partie solide, et qui y a ajouté l'appoint de ses recherches personnelles, a composé un manuel pratique, facile à consulter, neuf dans sa disposition, qui donne une idée très juste de l'état actuel des connaissances, et dont le succès a été éclatant.

On ne doit pas imaginer que les doctrines de M. Brugmann sont celles d'une petite école: M. Brugmann n'est pas un théoricien qui ait une doctrine originale et personnelle. D'ailleurs, à propre- ment parler, il n'y a pas actuellement deux écoles de grammaire comparée. Sans doute il existe entre divers groupes de linguistes des différences dans la manière de présenter les choses, tous ne s'intéressent pas aux mêmes objets, et les procédés d'exposition varient de l'un à l'autre. Les élèves de Joh. Schmidt (notamment IfM. W. Scbulze, Kretschmer) sont particulièrement soucieux de se tenir de près aux faits attestés philologiquement, au détail matériel des choses; le groupe de Goettingue, MM. Fick, Bozzen- berger, Hoffmann, Prellwitz, Bechtel, CoHitz, etc., s'intéresse plutôt à l'étymologie, et est par conduit à quelque relftcbement dans la rigueur phonétique; le groupe de Leipzig: MM. Brugmann, Osthoff, Leskien, Paul, G. Meyer, HUbschmann, Tbumeysen, Kluge, Bar- tbolomae, Stolz, pour ne citer que la première génération, se distin- guait par l'importance qu'il attribuait à l'analogie et par la pré- occupation de poser des lois générales; aussi est-ce de ce groupe que sont sortis la plupart des manuels qui se sont multipliés dans ces der- nières années, à commencer par la grammaire grecque de G. Meyer^ et à continuer par les ouvrages de MM. Sommer, Berneker, Streitberg, Hirt, etc. ; quelques-uns des élèves les plus considérables de M. Brug- mann, MM. Streitberg, Hirt, ont entamé sur l'accent et sur le voca- lisme des recherches délicates et ont échafaudé tout un système d'hypothèses compliquées; en Russie l'enseignement de M. Fortu- natov a créé un petit groupe qui a ses notations spéciales et sa manière de travailler; en France l'influence de M. Bréal a, en partie, orienté les recherches du côté des questions de sens, et les doctrines rigoureuses et systématiques de M. F. de Saussure ont, d'autre part, imprimé une marque profonde sur tout un groupe; les savants

IV AVBRTISSBMBNT

suédois, comme MM. JohanssoD, Persson, Lidén, se sont adonnés sur* tout à la recherche d*étymologies nouvelles comme le groupe de Goettingue, mais d'une manière indépendante. Il est d'autres sa- vants, comme, l'illustre M. Thomsen et plus récemment M. Pedersen en Danemark, M. Wackernagel, M. Solmsen, M. Zupitza en Allemagne, M. V. Henry en France, M. Zubaty en Bohème, M. Bugge et M. Torp en Norvège, M. Danielsson en Suède, qu'il serait malaisé de faire rentrer dans aucun groupe. Mais ce ne sont que des nuances qui séparent ces divers savants; tous sont d'accord sur les principes fondamentaux, tous raisonnent d'une même manière, et sur les choses essentielles, tous aboutissent aux mêmes conclusions. C'est ce consentement de tous les hommes compétents que réfléchit en général l'ouvrage de M. Brugmann.

Pareil consentement n'est possible que si les principes sur lesquels repose la grammaire comparée sont solides, et si la mé- thode qui s'est peu à peu constituée est rigoureuse. Mais, de ce qu'on est parvenu à un accord sur les principes, il ne résulte pas que la grammaire comparée soit faite : l'inventaire des résultats ac- quis auquel on procède maintenant prépare des recherches et des découvertes nouvelles, dont on entrevoit déj& les commencements. L'emploi des formes, la structure des phrases, autrefois négligés, sont, grâce à M. Delbrtlck, entrés dans la grammaire comparée comme les autres parties de la grammaire. L'observation des lan- gues modernes donne à la phonétique toujours plus de précision, comme on le voit notamment par le récent manuel de M. Jespersen, et la phonétique expérimentale est venue ajouter à cette préci- sion, tandis que d'autre part, comme l'a déjà fait M. Gram- mont, on se met à formuler les règles générales et universelles des changements phonétiques. Les conditions psychologiques des phénomènes linguistiques ont été étudiées par M. Wundt dans un grand ouvrage, déjà paru en seconde édition, dont l'influence sur les idées de M. Brugmann se manifeste au cours de Tabrégé qui est traduit ici. Â l'égard du vocabulaire, M. Schuchardt, M. Meringer, M. Hoops ont enseigné à tenir compte des choses; et les études sur les patois font entrevoir la complexité des conditions dont dépendent les changements du lexique. Enfin l'étude des sociétés, devenant chaque jour plus précise et plus méthodique, commence à révéler les lois générales de développement auxquelles est soumis le langage, fait social par excellence.

£n l'état d'avancement elle est déjà parvenue, la gram-

AVERTISSEMENT Y

maire comparée des langues indo-européennes fournit un modèle pour la constitution de grammaires semblables des autres groupes de langues; l'avance qu'a l'étude des langues indo-européennes fait qu'elle offre le type des recherches à poursuivre actuellement sur le domaine sémitique, sur le domaine finno-ougrlen, sur le domaine bantou, sur le domaine turc, etc.

Sans sortir du groupe indo-européen, l'apprentissage de la grammaire comparée est la préparation nécessaire à tout travail grammatical sur les anciennes langues indo-européennes, car, seule, la grammaire comparée permet de savoir en quelle mesure peuvent s'expliquer les faits de ces langues, et comment.

La présente traduction est due, par parties égales, à MM. R. Gauthiot, J. Bloch, A. Cuny, A. Ërnout. En outre, M. R. Gauthiot a contribué, avec Tauteur de cet avertissement, à revoir le travail sur le manuscrit et sur les épreuves. On voudra bien excuser les inégalités et les erreurs de détail qu'entraîne presque nécessaire- ment la collaboration de quatre traducteurs travaillant d'une manière indépendante. Il ne sera pas inutile de signaler que le mot morphème, par lequel on a traduit Formans, est & M. Bau- douin de Courtenay, qui l'emploie depuis assez longtemps.

Sauf quelques changements de détail, tous suggérés ou ap- prouvés par l'auteur (le principal est § 258, Rem. 1, p. 174), on s*est simplement efforcé de traduire d'une manière fidèle l'original alle- mand. On ne trouvera donc ici que les vues de M. Brugmann, sans aucune part due aux traducteurs.

Les transcriptions ont été modifiées k quelques égards, afin de les rapprocher des habitudes françaises.

L'index a été dressé sur rédition française; il est notablement plus étendu que celui de l'édition allemande.

A. Meillet.

Avant-propos

de l'antenr.

Lorsque, aa printemps de 1880, nous convînmes, M. Trubner et moi, d'éditer un 'Grundriss der vergleichenden Gram- matik der indof^ermanischen Sprachen'^) que j'étais chargé d'écrire, nous assignâmes au livre l'étendue du Compendium de Schleicher, et le manuscrit devait être livré au bout de trois ans. Je me mis au travail avec entrain. Mais & peine avais-je com- mencé à travailler à la première partie, la phonétique, que je vis^ clairement que j^avais entrepris une tâche non seulement difficile mais même impossible. La linguistique indo-européenne était alors dans une période de transformation presque complète â l'égard de- là phonétique et de la morphologie, et c'était précisément un des travailleurs qui prenaient part â ce mouvement qui devait ex- poser l'état actuel de la science sous une forme brève, brève â l'excès, et cela non seulement à l'usage des initiés, mais encore et surtout à Tusage de ceux qui abordent les études indo-euro- péennes! Comme l'espace me manquait pour des explications approfondies, le livre, quelque soin et quelque conscience qu*on eût mis à le composer, eût par trop pris le caractère d'un ou- vrage purement subjectif et provisoire. Aussi notre plan fnt-iî changé et nous nous décidâmes pour une exposition plus appro«^ fondie et qui, avant tout, donnerait une plus riche collection de faits; le terme d'achèvement du livre fut reculé d'autant. Le Grundriss exécuté d'après ces vues^ comprend, pour la partie

1) Précis de grammaire comparée des langaes indo-easopéennes [n. da trad.].

2) L^élargiBsement da plan ne m*a pas paru alors exiger un change- ment de titre, et aujourd'hui encore je tiens le titre actuel comme toat â fait exact ponr les denx premiers tomes. Etant donnée la masse énorme de la matière À traiter, un ouvrage qui se fût intitulé tout simplement: phonétique et morphologie comparées des langues indo- européennes, aurait présenter dans la plupart des chapitres beau- coup plus de choses que n*en contient le Grundriss.

AVANT-PROPOS VII

rédigée par moi, deux fois et demie autant et, si Ton y igoute la «yntaxe comparée de M. Delbriick, quatre fois et demie autant que le Compendium de Schleicher; la phonétique, la théorie de la formation des mots et la théorie de la flexion (dans la l^re édition) n*ont été terminées qu*en 1892, la syntaxe, en 1900.

C'est par le présent 'Abrégé de grammaire comparée' qu'est aujourd'hui mis à exécution ce qui avait été projeté en 1880; ^ cela prés qu'à cette époque je ne pouvais encore espérer d'y faire entrer aussi la syntaxe. Une exposition très concise des xésultats les plus importants de la recherche scientifique avait tou- jours été un besoin urgent depuis que le livre de Schleicher avait 4éfinitivement vieilli, car la linguistique indo-européenne et ses progrès intéressent dès longtemps nombre de gens auxquels on n'oserait conseiller de lire à fond ou même de se procurer des •ouvrages aussi étendus que le Grundriss. De plus, aujourd'hui et depuis plusieurs années déjà, les circonstances sont beaucoup plus favorables qu'entre 1880 et 1890 à la composition d'un Abrégé de cette nature. D'une part en effet, et sur la plupart des questions qui étaient alors au premier plan et qui étaient discutées le plus vivement dans les livres et les articles de revues, un certain calme s'est fait mais non pas toutefois une stagnation complète, heureuse- ment pour la science de sorte que, par rapport à ces questions, on peut hardiment parler d'une 'opinion commune*. D'autre part, l'un au moins des deux problèmes qui dans les dernières années ont tenu le premier plan dans les travaux de grammaire indo- -européenne et qui sont encore aujourd'hui en cours de discussion, le problème de la genèse des alternances vocaliques indo-euro* péennes, est tel que, dans un livre qui doit se restreindre le plus possible aux faits qu'on peut connaître et atteindre de façon sûre, •on est naturellement conduit à en traiter très sommairement, non seulement pour le moment mais probablement pour toujours. Vu la clarté à laquelle on est parvenu dans la plupart des questions importantes de la grammaire comparée, j'espère avec plus de confiance encore que je ne pouvais le faire au temps de la com- position du Grundriss qu'on ne pourra pas dire de mon esposi* tion qu'elle est partiale et qu'elle ne représente les vues que d'une partie des savants compétents.

J'espère et je souhaite d'avoir pour lecteurs soit des étudiants qui ont déjà pris contact avec la grammaire scientifique parce qu'ils ont suivi un cours de grammaire latine grecque ou germani-

VIII AVANT-PROPOS

que, soit des professeurs de lycés qui ont senti la nécessitéi comme philologues classiques ou germanisants, d'approfondir leurs connais- sances linguistiques. Peut-être aussi ce livre se montrera-t-0 propre à servir de guide dans tel ou tel cours d'université.

Comme on 6*est plaint souvent des nombreuses différence» de la terminologie linguistique avec la terminologie traditionnelle de la grammaire, différences de nature à rendre plus difficile rintelligence des ouvrages récents en la matière, et que ces plainte» sont venues surtout du côté des philologues classiques, je ferar remarquer ici que j*ai eu & cœur d'expliquer les termes techniques dans la mesure cela m'a paru souhaitable et ne demandait pas trop de place. Ces termes sont en outre repris en grande partie dans l'index des matières traitées; on a cité pour chaque mot le passage qui est propre & en rendre la signification accessible air commençant ou les passages qui, rapprochés, sont à même de rendre ce service. Du reste, le reproche que la linguistique moderne ait de» allures trop ésotériques a pour principale cause le fait que beau- coup de philologues n'avaient accordé jusqu'ici que peu d'attention aux questions fondamentales de la linguistique historique; c'est ce que je crois avoir affirmé sans injustice p. dO, et je me permets d'y igouter encore l'assertion suivante de M. Thumb dans le volume du 'Literaturblatt fur germanische und romanische Philologie* de cette année [1903] (col. 146): *De même qu'un traité quelconque de méde- cine ou d'histoire naturelle n'est pas écrit pour les gens qui ne se sont jamais occupés de la matière en question, de même et aussi peu, un manuel de linguistique est-il destiné aux gens qui ne se sont jamais souciés des question de grammaire (ou d'histoire de la langue) .... On doit vouloir la comprendre (la linguistique indo- européenne) et s'approprier les plus importants d'entre les concept» spéciaux dont toute science, et la philologie classique comme les autres, suppose l'intelligence chez ses disciples. Il est vrai de dire que ces avertissements ne sont peut-être plus de saison aujourd'hui autant qu'ils l'étaient il y a dix ou quinze ans. Déj&, en 1900, un philo- logue classique en vue a parlé dans les *Neue Jahrbûcher filr das classische Altertum' du fait que 'Dieu merci! la linguisti- que récente affecte beaucoup moins qu'auparavant une forme difficilement accessible et ésotérique*. On entend avec plaisir de telles paroles dans l'intérêt de la cause. Mais je demanderais volontiers aux philologues qui ont l'impression d'une amélioration dans ce sens, si ce qui leur paraît être une évolution du côté de»

AVANT-PROPOS IX

linguistes n*est pas plutôt en réalité une évolution dans leur propre eamp. N*est-il point probable en effet qu'on s'est, avec les années, intéressé davantage à des livres comme les Trinzipien der Sprach- geschichte* de H. Paul, les 'Orundfragen des Sprachlebens' de Ph. Wegener et les 'Grundziige der Phonetik' de E. Sîevers, et qu'on regarde en conséquence ceux de nos travaux qui sont consecrés à l'histoire de chaque langue en particulier avec d'autres yeux qu'auparavant ?

La présente grammaire ne pouvait être un simple extrait du Grundriss. Il était nécessaire que les multiples progrés que la science a de nouveau réalisés depuis la publication de cet ouvrage plus développé servissent autant que possible à enrichir celui-ci; c'est la morphologie qui a subi les remaniements les plus profonds vu que le tome correspondant du Grundriss avait paru dés les années 1889—1892. Mais on pouvait considérer comme nécessaire ou désirable maint changement dans la manière de grouper et de traiter la matière. Abstraction faite de menus changements tels que ceux qui consistent & traiter d'avance la théorie du ton dans la phonétique ou à exposer la formation des thèmes nominaux en la fondant sur les catégories de sens et non sur les catégories de formes, les parties de la syntaxe que M. Delbriick a exposées dans les deux premiers des trois tomes (du Grundriss) composés par lui ont été fondues avec la morphologie dans la deuxième partie de cette grammaire, partie que j'ai intitulée : théorie des formes nominales et de leur emploi. La question de savoir ce que sont les phénomènes syntaxiques dans les langues doit être distinguée de celle de savoir comment en chaque cas donné on exposera le plus utilement, dans le cadre d'une grammaire d'ensemble, la partie syntaxique de la langue et de savoir s'il est avantageux de la réunir tout entière sous une seule rubrique ou de partager les pages l'on en traite entre plusieurs chapitres. De même qu'il n'est pas nécessaire par ex. que ce qu'on appelle subordination d'un membre de phrase k un autre ou que ce qu'on désigne sous le nom d'assi- milation entre différentes parties de la phrase forment des chapitres indépendants dans l'exposition de la syntaxe et que cela ne se fait pas habituellement, de même il n'y a non plus aucune nécessité interne à ce que, dans une grammaire d'ensemble, les rapports de signification entre les membres d'une phrase soient traités tous ensemble dans un chapitre et uniquement dans ce chapitre. Comme la question de la formation des formes fléchies et celle de leur

X AVANT-PROPOS

emploi dans la phrase, par ex. la question de la formation des cas et celle de leur emploi, non seulement se touchent de près, mais qu'elles dépendent étroitement Tune de Tautre, il est tout A fait naturel de les exposer en même temps ^). Mais j*ai considéré cette forme d'exposition comme appropriée aux fins du présent livre par le motif que je souhaite combattre dans la mesure du possible rhabitude chère et même trop chère à beaucoup de gens de se

1) Contre les vues systématiques bien connues de M. Bies, des doutes ont été élevés en même temps par M. DelbrUck Grnndr. 5, 1 suiv. et par moi, Griech. Gramm.' 363 suiv. Outre les objections formulées dans ces deux endroits, en voici encore une qui peut-être est la plus grave. La manière dont M. Bies divise la grammaire, manière qui veut être strictement scientifique, repose entièrement sur l'opposition du mot isolé et du groupe de mots. Mais cette division de la phrase en mots est on Ta fait ressortir de différents côtés dans ces dernières années fréquemment arbitraire et en quelque sorte purement conventionnelle (cf. p. 297 et suiv., p. 659); aussi est-elle impropre A fournir la base d'une division reposant sur la nature même du sujet. D'après le sens du mot, sous le nom de phénomènes syntaxiques d'une langue, il faut entendre, et l*on entend généralement, ce que j'ai nommé plus haut rapports de signi- fication entre les parties constitutives d'une phrase, et en ce sens l'ex- pression est en tout cas inattaquable. Mais dans le cours du temps, quand le mot syntaxe est devenu le titre d'une des parties principales de la grammaire, on y a rattaché toute sorte de choses auxquelles le nom ne convient pas bien ou ne convient même pas du tout, comme par ex. toute la théorie de l'emploi des nombres, la théorie de l'accentuation de la phrase comme moyen de distinguer les différentes espèces de phrases ou la théorie de la place des mots ou de la place des phrases les unes par rapport aux autres. On peut si l'on veut !<> continuer à traiter en bloc sous le nom de syntaxe tout ce qui a été réuni jusqu'ici sous cette éti- quette, lïous scandalisons- nous en effet des termes : datif, optatif, prépo- sition, bien que d'après leur signification propre ils ne soient nullement appropriés A désigner tous les phénomènes auxquels on les a étendus? Seulement il sera bon alors, pour éviter les confusions d'idées, d'abolir complètement le mot syntaxe dans son sens propre et originaire et de chercher pour ce sens une nouvelle désignation. Mais on peut aussi 2o abandonner le mot de 'syntaxe' comme titre de chapitre en opposition avec 'phonétique' et 'morphologie*. On dit aussi depuis longtemps pour 'syn- taxe' théorie de la phrase. Il est vrai que ce mot en tant qu'il doit désigner une partie séparée de la grammaire, n'est pas non plus irré- prochable. Car tout parler normal s'exprime naturellement par phrases, et par conséquent la grammaire tout entière est au fond une théorie de la phrase. Pourtant il a du moins cet avantage qu'il s'applique A tout ce

AVANT-PROPOS XI

fientir dans les questious de formation des thèmes et de flexion sur un terrain tout autre que lorsqu'il s'agit de problèmes de 'syntaxe*. Cette habitude est mauvaise, et certainement Tancienne exposition •des langues par schèmes n'est pas pour peu de chose dans le fait qu'on Ta contractée. Dès qu'on se met à traiter des formes, il fau- drait toujours dans les grammaires mettre autant que possible sous les yeux les particularités de leur emploi. Par on arriverait peut- ^tre à susciter chez les débutants un plus vif intérêt pour les recher- ches de syntaxe, et c'est une chose fort souhaitable. Car il n'y a «ncune partie de la grammaire comparée qui ait actuellement aussi besoin d'être édifiée que la syntaxe, et c'est qu'il y a, pour ceux qui ont les connaissances et les dons requis et qui veulent participer •activement à la recherche scientifique, le plus de fruits à cueillir Bans trop de difficultés.

Pour ce qui regarde en particulier le rapport des parties de «yntaxe de cet 'Abrégé' aux trois volumes de mon collaborateur dans la composition du Grundriss, il a fallu me demander dans quelle mesure j'introduirais des changements dans l'exposition de M. Delbriick. Certaines modifications s'imposaient en tout état de «ause parce que la littérature récente devait autant, que possible être utilisée. Mais, dans toutes les questions encore pendantes au sujet desquelles M. Delbriick ne s'est pas exprimé depuis

qu'on a coutume de faire rentrer soua ce mot. De plus, on peut alors continuer de se servir du mot syntaxe dans son sens propre. Il y a enfin 30 un autre moyen de se tirer d'affaire : c'est de partager la grammaire non pas eu trois parties, mais en plus de trois. Lesquelles? C'est ce que je n'ai heureusement pas à déterminer ici. Seulement il faut sur cette manière de procéder faire les remarques suivantes. Gomme l'objet de la grammaire, la langue, est le résultat d'une activité humaine très com- plexe dans laquelle les facteurs les plus divers concourent à former un tout en se subordonnant les uns aux autres, on n'arrivera avec cette troisième manière à un système approximativement adéquat à la nature de cet objet, et à un système offrant des limites nettes entre ses différentes parties, que «i l'on institue dès l'abord les unes à cdté des autres une assez longue série de divisions particulières. Mais il est visible que cela émietterait trop la matière. Je pense que, vu cet état de choses, c'est le système qui place au premier plan l'intérêt pratique, système que j'ai suivi dans 4ïe livre, qui sera au fond le moins exposé à la critique. Peut-être ce procédé semble-t-il plus convenable que la disposition adoptée dans le Orundrîss, à la fois au point de vue pratique et au point de vue théorique. Tout serait alors pour le mieux.

XII AVANT-PROPOS

rachèvement de sa grammaire comparée, fallait-il devancer son jugement ou même lui demander sur quels points depuis ce temps il était arrivé à de nouvelles manières de voir? Des causes exté- rieures rendaient déj& la chose peu faisable. Il était encore moins possible que M. Delbriick devtnt directement mon collaborateur ici. Comme la forme et son emploi, les phénomènes internes et externes de la langue sont toujours étroitement unis et que la con- cision de Texposition était le principal besoin du livre, nous ne pouvions pas nous exprimer Tun à côté de Tautre en une foule d'endroits. Nous convînmes donc que je me gouvernerais pour la partie de syntaxe suivant mon bon plaisir. Pour orienter le lecteur et, $*il le fallait, pour le tranquilliser, nous ferons encore les remar- ques suivantes. Mon exposition diffère de celle de M. Delbriick sur une série de points particuliers; car, d'une part, j'ai substitué ma conception personnelle de tel ou tel phénomène à celle de M. Delbrûck et en outre, dans la théorie de la phrase, j'ai ajouté de mon crû quelques petits paragraphes. Mais, comme dans les questions de syntaxe j'ai le sentiment de n'être, ainsi que tous les indo-euro- péanisants, que l'élève du fondateur et maître de la syntaxe com» parée, de ce maître dont les théories ont été confirmées jusqu'ici dans ce qu'elles ont d'essentiel, je n'ai eu besoin de m'éloigner de l'ex- position donnée par lui dans le Grundriss que sur quelques points d'importance secondaire. Toujours esMl que je dois (car j'ai rarement indiqué d'une manière expresse je m'éloigne de M. Delbriick) prier les lecteurs qui désirent connaître son opinion sur un fait de syntaxe de se reporter toujours au Grundriss lui-même.

Il existe, on le sait, des opinions tout & fait différentes sur la question de savoir dans quelle mesure un livre tel que celui-ci doit fournir des indications bibliographiques. Dans la présente gram- maire, les indications complètes étaient dès l'abord exclues à cause du manque de place. L'indication des publications les plus impor- tantes seulement aurait pu être de quelque utilité; mais cette utilité n'eût pas été très grande à mon avis. Le but du livre est avant tout de servir & orienter dans l'ensemble de la grammaire comparée des langues indo-européennes, et pour ce qui est des indications bibliographiques, c'était de lecteurs qui liront le livre dans ce but qu'il fallait s'occuper. Or, dans les §§ 3 à 10, on a cité les ouvrages généraux sur les différentes langues, et le commençant qui désire s'éclairer sur une question particulière plus qu'il ne peut le faire

AVANT-PROPOS XIII

dans le présent livre atteindra, je pense, régulièrement ce bnt, 6*il sVidresse d*abord aux livres indiqués et ensuite au Grundrlss» Dans ces ouvrages il trouvera en outre d'autres indications biblio* graphiques qui lui fourniront de nouveaux moyens. Signalons encore ici et d*une façon particulière, pour les langues qui sont au premier plan de cet 'Abrégé de grammaire comparée*, des livres qui contiennent une riche bibliographie et qu'on consultera avec le plus de profit quand on voudra savoir & quel endroit il a été traité d'une question particulière, surtout dans les derniers temps; ce sont: la 'Altindische Grammatik' de Wackemagel (| 3, A)^), la 'Griechische Grammatik' de G. Meyer et la mienne 5), la 'Lateinische Gram- matik' de Stolz et Schmalz 7, A), la 'Historiscbe Grammatik der lateinischen Spr.' III, 1 de Landgraf (citée dans les additions)^, le *Grundriss' de Paul, la *Urgermanische Grammatik* de Streitberg et le 'Abriss* de Noreen 9).

Leipzig, 27 octobre 1903. K. Brugmann.

1) Le première partie du second volame de ce livre a paru cette année (1905). (N. d. Trad.)

2) Malheureusement je n'ai pu utiliser ce livre pour la présente grammaire.

Abréyiations.

I. AbréviationB bibliographiques^).

A. J. of Ph. = The American Journal of Philology, edited by B. L.

Gildersleeve. Baltimore. 'A 9. ^ 'AGtivÔ. ZÙYYpQMMOi trepiobiKÔv xflç èv 'AO/ivaiç èîriaTTmoviKf^ç érai-

p€{a<;. *A8if|vr]aiv. Anz. f. d. Alterth. = Anzeiger fur deutsches Alterthum und deutsche

Literatur, Beiblatt zur Z. f. d. Alt. Arcb. f. si. Ph. = Arcbiv fiir slavische Philologie» herausgeg. von

V. Jagié. Berlin. Bartholomae, Stud. = Studien zur indogermaniRchen Sprach*

geschichte. Halle 1890. 91. B B. = Beitrftge zur Kunde der indogermanischen Sprachen, heraus- geg. von A. Bezzenberger und W. Prellwitz. Gottingen. Bechtel, Hauptprobl.= Die Hauptprobleme der indogermanischen

Lautlebre seit Schleicher. Gottingen 1902. Behaghel, Der Gebr. d. Zeitf. = Der Gebranch der Zeitformen

im konjunktiviscben Nebensatz des Deutschen. Paderborn 1899. , Synt. des Hel. = Die Syntax des Heliand. Wien 1897. Ber. d. bôhm. G. d. W. = Sitzungsber. der konigl. bohmischen

Gesellschaft der Wissenschaften. Classe fiir Philosophie^

Geschichte und Philologie. Prag. Berl. phil. W o c h. = Berliner philologische Wochenschrift. Leipzig. Brugmann, Gr. Gr.3 = Griechische Grammatik (Lautlehre, Stamm*

bildnngs- und Flexionslehre und Syntax), 3. Aufl. Miinchen

1900. (Iw. V. Miiller*8 Handbuch der klassischen Altertums-

wissenschaft, 2. Band, 1. Abteil.) Brugmann und Delbriick Gr. (Grundr.) = Grundriss der ver-

gleichenden Grammatik der indogermanischen Sprachen^

1. vol., zweite Aufl. 1897, vol. 2 à 5 erste Aufl. 1889—1900.

Strassburg.

1) La présente liste n'est pas une liste des principaux onvrnge» à consulter pour l'étude de la grammaire comparée des langues indo- européennes.

ABRÉVIATIONS XV

Byz. Ztschr. = ByzantÎDische Zeitschrift herausgeg. von K. Krum- bâcher. Leipzig.

Xapiar. =:XaptaTif|pia, Sbomik v cest' F. E. Eorëa. Moscou 1890.

Chicago Stud. ofPhil. = Studies in Classical Pbilology, edîted by a committee representing the Departments of Greek, Latin, Archaeologyi and Comparative Philology. Chicago.

Class. Rev. = The Classical Review. London and Boston.

Delbruck, Ai. Synt. Altindische Syntax. HaUe 1888.

Einl.^ = Einleitung in das Sprachstudium. Ein Beitrag zur

Geschichte und Methodik der vergleichenden Spracbforschung. 3. Aufl. Leipzig 1893.

Grundfr. = Grundfragen der Spracbforschung, mit Riicksicht

auf W. Wundts Spracbpsychologie erôrtert. Strassburg 1901.

Gr. (Grundr.), v. Brugmann.

Dieter, Laut- u. Formenl. =:= Laut- und Formenlehre der alt-

germanischen Dialekte, dargestellt von R. Bethge, 0. Bremer,

F. Dicter, F. Hartmann und W. Schlliter, herausgeg. von

F. Dicter. Leipzig 1900. D. Lit.-Zeit. = Deutsche Literaturzeitung. Berlin und Leipzig. Draeger,Hist. Synt.=Histori8che Syntax der lateinischen Sprache.

2 Bde. 2. Aufl. Leipzig 1878. 81. Engl. Stud. = Englische Studien, herausgeg. von Eôlbing und

Hoops. Leipzig. £ranos = Eranos. Acta philologica Suecana, edenda curavit Vil.

Lundstrôm. Upsala. Festgruss an BÔhtl. = Festgru8S an 0. von BÔhtlingk zum Doktor-

Jubilftum 3. Febr. 1888 von seinen Freunden. Stuttgart 1888. Festschr. f. Stokes = Festschrift Whitley Stokes zum 70. Geburts-

tapre am 28. Febr. 1900 gewidmet von Kuno Meyer etc.

Leipzig 1900. Gott. g. A. =: Gôttiiigische gelehrte Anzeigen, unter der Aufsicht

der kônigl. Gesellschaft der Wissenschaften. Gottingeu. 6r. (Grundr.), v. Brugmann und Delbruck.

Gr. d. germ. Ph. = Grundriss der germanischen Philologie, heraus- geg. von H. Paul. 2 Bde. 2. Aufl. Strassburg 1896 suiv.

Gr. d. indo-ar. P h. = Grundriss der indo-ariscben Philologie und Altertumskunde, herausgeg. von G. Bûhler und F. Kielhorn. Strassburg 1895 suiv.

Gr. d. iran. P h. = Grundriss der iranischen Philologie, herausgeg.

von W. Geiger und E. Kuhn. Strassburg 1895 suiv. Gr. Gr.^, v, Brugmann.

y. Grienberger, Un t. = Untersuchungen zur gotischen Wort- kunde. Wien 1900.

XVI ABRÉVIATIONS

Qurup. = Gurupûj&kaumudl. Festgabe zuin ôOjahrigen Doktor-

jubilâum Âlbrecht Weber dargebracht von seinen Freunden

iind Schûlern. Leipzig 1896. Hirty A b 1 au t = Der indogermanische Ablaut, vornehmlich in seinem

Verhilltnis zur Betouung. Strassburg 1900. , D. idg. Ace. == Der indogermanische Akzent. Ein Handbuch.

àStrassburg 1895. , Gr. L. u. FI. = Handbuch der griechischen Laut- und Formen-

lehre. Heidelberg 1902.

Hoffmann, G. D. = Die griechischen Dialekte in ihrem historischen Zusammenhange mit dcn wichtigsten ihrer Quellen. 3 voL Gottingen. 1891. 93. 98.

Hûbschmann, Armen. Gramm. = Armcnische Grammatik. l.Teil: Armeuische Etymologie. Leipzig 1897.

, Pers. St. = Persische Studien. Strassburg 1895.

IF. =a Indogermanische Forschungen. Zeitschrift fur indogermanische Sprach- und Altertumskunde, herausgeg. von K. Brugmann und W. Streitberg. Strassburg.

IF. Anz. = Anzeiger fUr indogermanische Sprach- und Altertums- kunde. Beiblatt zu den indogermanischen Forschungen, herausgeg. von W. Streitberg. Strassburg.

I Z. = Internationale Zeitschrift f iir allgemeine Sprachwissenschaft, herausgeg. von F. Techmer. 5 vol. Heilbronn 1883—90.

Jacobi, Comp. u. Neb. = Compositum und Nebensatz. Studien ûbcr die indogermanische Sprachentwicklung. Bonn 1897.

Jbb. f. c l'a s s. Ph. = Jahrbûcher fUr classische Philologie, heraus- geg. von A. Fieckeisen. Leipzig.

Jbb. f. class. Ph. S uppL = Suppléments aux 'Jahrbûcher* précités.

Journ. ofGerm. Phil. = The Journal of Germanie Philology, edit. bj G. E. Karsten. Bloomiagton, Ind.

Journ. of Phil. = Tlîe Journal of Philology, odit. by Wright, By-

water and Jackson. London. Journ. of the Am. Or. Soc.